L’Homme qui marche : lecture avec accompagnement musical à Rennes le 15 décembre 2018, à 16h, Planète IO

L’Homme qui marche

Parallèlement à sa création en Finlande et Palestine, en langues anglaise et arabe, ce texte en version originale est mis en lecture, en France, par l’auteure accompagnée de musiciens.

Des extraits avec Michel DEVILLERS, (viole de Gambe et autres instruments) ont été présentés à Effervescences 2018, à Loyat le vendredi 16 novembre 2018.

Le texte intégral avec Roger GOSSAN, percussionniste et musicien (instruments africains et sud-américains) sera donné à la librairie Planète IO, à Rennes, le samedi 15 décembre 2018, à 16h00.

 

Texte, dans sa version originale française,                                                          publié chez  Christophe Chomant Éditeur, janvier 2018.

Ce texte a été écrit pour Hazem Al Sharif, comédien, musicien et vidéaste ; actuellement en création en Finlande et en Palestine, sous le titre : The Man who’s walking “ZAREF”. Théâtre et vidéo.

Making off :

     

The start by Hazem Al Sharif : https://youtu.be/e8SwkQg1X2I

        

                                

Dédicace :

À Hazem. Ton profil découpé sur le ciel de Palestine et les collines blanches, au-dessus du camp d’Al Arroub, un arbre maigre derrière toi, le feu vif de ton être à vif, si jeune, si ancien, unique, universel, la vibration autour de toi, et ton regard intérieur et visionnaire. Tu étais muet ce jour-là. Déjà sur la route de l’exil ? Trois ans plus tard, voici le texte né de cet instant. SLMH

To Hazem. Your profile carved against the sky of Palestine and the white hills, above the camp of Al Arroub, a thin tree behind you, the bright fire of your body without skin, so young, so ancient, unique, universal, the vibration around you, and your inner and visionary regard. You were silent that day. Already on the road to exile? Three years later, here is the text born from this moment.

Inspiration :

Dans son écriture, Sandrine LMH s’est inspirée de l’actualité du monde et des mythes anciens, mais aussi du destin de son précieux ami afghan que la route de l’exil, à travers les montagnes afghanes, avait métamorphosé. L’Homme qui marche est donc avant tout universel, venu du fond des âges ou des temps à venir.

Résumé :

L’homme qui marche est un réfugié, le 65.5 millionième déplacé du monde. Le bouc émissaire chassé des villages et des villes, porteur de toutes les vilénies des hommes, destiné à disparaître dans les déserts ou la mer, destiné à se cogner aux murs et aux frontières, venu jusqu’à nous pour dire les mots du silence.


Extrait :

L’homme qui marche. J’ai marché. Beaucoup marché. Je n’ai plus de pieds. Au bout de mes jambes, des sabots de bouc. Mes doigts de pieds ont fondu ensemble, scellés par la poussière de terre, la poudre de pierre. Quelqu’un sait-il la dureté de la terre quand on la roule sous nos pieds ? La dureté de la terre quand il faut la piétiner le regard barré par le barbelé. La dureté de la terre quand elle éclate sous la bombe. […]

 

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